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Annonces et Nouvelles

Dans cette revue :

  • en vedette : la Moto-ski 1969
  • Reportage sur les randonnées de l’hiver 2019
  • Calendrier des activités à venir
  • Petites annonces
Le Mot du Président

Comme la plupart des jours de l’année, ce matin du 20 mars 2019 5H50 AM, je me suis assis devant mon ordinateur pour écrire ma lettre du président et les articles qui vont paraître dans le journal du RCMAQ du mois de mai. La saison de motoneige va prendre fin bientôt et cette année on a été choyé. Ici, à Yamachiche (côté nord du fleuve), c’est encore l’hiver et si la tendance se maintient nous devrions être capables de rouler nos belles d’autrefois jusqu’au premier avril. L’automne dernier, après avoir consulté différents Almana du Fermier qui couvrent le Canada et le nord des États-Unis, je me suis proclamé devin! Vous savez comme celui qui nous annonce la fin du monde avec de grandes théories qui ne mènent à rien. Je disais, à ceux qui voulaient bien m’écouter, que l’hiver ne serait pas facile. De la neige oui, mais pas de grandes accumulations et des périodes de pluie périodique comme les années antérieures, mais plus longues. Ce qui devrait résulter à des redoux plus longs, donc à un hiver plus doux dans son global. Et oui je me suis trompé pour la neige, mais pour le reste il y a eu beaucoup de changements: pluie, neige, froid, chaud, neige abondante, etc.

Oui il y a quelques éléments de la température qui avaient du vrai, mais on se rappelle toujours ce qui fait notre affaire, la neige et beaucoup de neige! Dans ma cour, je ne fournissais pas à monter les bancs de neige à pleine hauteur du loader et pour le froid mon compte d’électricité m’a bien démontré que je vis au Canada.

Malgré les périodes de pluie, la neige était là en abondance et probablement que cette neige a incité plusieurs personnes, qui ne sont pas des amateurs de motoneiges antiques, à sortir leur vieille motoneige. Probablement que la remise en marche de ces vieilles motoneiges de sentier a aidé à augmenter le nombre de participants dans les rassemblements de motoneiges antiques.  Aussi cette année il a eu une augmentation du nombre de randonnées de motoneiges antiques un peu partout au Québec. À ma connaissance, il y en a eu pour tous les goûts.  De mon côté, j’ai organisé ma 6e édition de la Randonnée du Président et participé à quelques autres, mais pas autant que j’aurais voulu. Quand je participe à une randonnée, je regarde et j’écoute. Pour le côté voyeur, je vois depuis quelques années que plusieurs des amateurs jeunes ou vieux roulent des machines plus récentes et plus puissantes. Moi je suis de la vieille école, je roule dans le groupe de queue, pas par choix, mais plutôt parce que je roule un Hus-Ski qui développe 10 hp et avec quelques autres amateurs qui roulent des machines de cette catégorie, j’arrive à destination en dernier. On est les derniers au restaurant et aussi les derniers au discours de fermeture de la randonnée en après-midi et cela si on n’a pas brisé en route ou pire encore qu’on revienne accrocher après le câble de la honte. Je ne suis pas habitué à cette corde, mais cette année c’était mon tour au grand plaisir de plusieurs.

Avec une classe antique, qui est établie à plus vieux que vingt ans d’âge, on doit se tasser pour laisser passer des machines de 1999 et moins. Avant les années 2000, la plupart des amateurs roulaient des machines des années 1970 et moins et les autres roulaient des bolides comme des Kawasaki, John Deere, Mercury et toutes les autres marques qui étaient encore vivantes dans les années 1980. C’était vivable pour tout le monde, mais aujourd’hui quand un Ski-Doo Mach Z LT (trois cylindres 800 cc) 1998, qui est considéré comme antique est stationné au départ de la randonnée à côté de mon Hus Ski 1966, je me demande si je suis à la bonne place. Et comme d’autres, je me demande aussi si on doit encore appeler cela une randonnée de motoneiges antiques.

Cette constatation n’est pas nouvelle, il y a quelques années (probablement une dizaine d’années) je me suis mis les pieds dans les plats en rapportant les commentaires de quelques amateurs qui m’avaient dit que lors d’une randonnée X, il y avait plus de motoneiges neuves dans la randonnée que de Vintage. Moi, sans vérifier les tenants et les aboutissants je rapporte les dires dans ma lettre du président du journal. Cela n’a pas pris grand temps que le téléphone a sonné chez moi pour me donner l’autre côté de la médaille. Le problème est le même qu’aujourd’hui. Les pures et dures qui participent à des randonnées où il y a une forte participation de Vintages récents et anciens (20 ans et plus) et des motoneiges modernes (20 ans et moins) mélangent le tout dans leur jugement. Quand tu es un pur et dur, un Vintage de 1980 et plus jeune est souvent considéré comme une machine faisant partie des modernes.

Certains amateurs qui sentent aussi la pression m’ont dit qu’il faut changer l’année de classe Vintage à 30 ou 40 ou 50 ans. Facile à dire, mais pas facile à faire! Une personne m’a apporté, il y a quelques années, cette solution. On rajoute des classes comme aux USA soit : Classic (2000 et moins), Custom (1990 et moins) Vintage (1980 et moins) Pionier (1970 et moins). Intéressant, mais pour l’instant!  Je ne crois pas que l’on est rendu là, mais qui sait dans quelques années cela sera peut-être la solution et ce n’est pas moi qui vais régler le problème, car mon règne achève.

Chose certaine, je déteste participer à une randonnée antique où il a des motoneiges modernes de sentiers avec nous. Quelques-unes comme soutient c’est acceptable, mais quand une activité sociale d’une municipalité (Festival ou Carnaval) nous invite à participer à leur randonnée de motoneiges antiques et que tout le monde peut y participer (neuves comme vieilles) une question se pose.  Devrait-il plutôt annoncer ‘’on vous invite à notre Randonnée de Motoneiges’’ au lieu de ‘’on vous invite à notre Randonnée de motoneiges antiques.

Pierre Pellerin, président du RCMAQ